L'emploi dans le secteur médico-social et hospitalier dans le Grand Est

L'emploi dans le secteur médico-social et hospitalier dans le Grand-Est

Selon une étude réalisée par l'Insee en 2020 sur les besoins en aides à domicile et agents de services hospitaliers, la région Grand-Est va devoir recruter en nombre dans les dix prochaines années. Une des causes principales est afférente à l’augmentation de la population de personnes âgées dépendantes.

En effet dans le Grand Est, près d’un emploi sur huit est exercé dans le secteur sanitaire et social en 2017. Avec 3 300 aînés dépendants de plus par an, il faudrait créer 2 000 emplois supplémentaires chaque année jusqu’en 2030 dans les professions sanitaires afin de permettre le maintien du niveau de service existant compte tenu des départs à la retraite et des mobilités du personnels.

Cette situation implique le remplacement d’un actif sur vingt-neuf annuellement.

Les besoins régionaux sont encore plus élevés dans l’aide à domicile et les services hospitaliers, où une baisse des effectifs progresse au fils des années.

Léger recul des professions sociales entre 2012 et 2017

En 2017, dans le Grand-Est, 274 200 personnes exercent une profession du secteur sanitaire et social, représentant près d’un emploi sur huit. C’est un peu moins qu’en métropole, hors de l'Île-de-France.

Entre 2012 et 2017, le Grand-Est comptait 8 300 postes de plus dans le milieu sanitaire et social, alors qu’entre 2007 et 2012, il en avait gagné 24 600. Comme au niveau national, le social est en recul avec une baisse du nombre d’assistantes maternelles et d’aides à domicile.

Les aides-soignants et les infirmiers sont moins nombreux qu’il y a dix ans

Alors que les effectifs des seniors ont augmenté fortement entre 2002 et 2017, ceux des aides-soignants ont diminué (baisse de 6,6 %) et ceux des infirmiers stagnent depuis 2012. Cela a engendré, une baisse du niveau de service qui s’accélère à la fin de la période.

Sans pour autant compenser cette baisse, le niveau des professions libérales progresse et concerne principalement le métier d’infirmier, mais également d’autre professions de la santé (orthophonistes, orthoptistes, psychomotriciens, podologues, diététiciens, puériculture, masseur kinésithérapeute) progressent encore davantage. Les effectifs de ces professions ont doublé en dix ans, pendant que ceux des salariés sont en baisse.

Création projetée de 2 000 emplois sanitaires chaque année d’ici 2030

D’après les projections de l’Insee, pour maintenir ce niveau de service, 26 200 emplois seraient à créer dans le secteur sanitaire et social entre 2017 et 2030, dont 7 400 postes d’aides-soignants, 7 000 d’infirmiers salariés et 1 700 d’aide à domicile. Sur l’ensemble des postes, 3 800 seraient destinés à la prise en charge de la dépendance à domicile et 2 500 à la dépendance en institution.

Projections d’emplois des professions sanitaires et sociales, dont emplois liés à la dépendance dans le Grand Est

Les aides à domicile et les aides-soignants en progression avec celle de la dépendance.

Tableau des besoins d'emplois sanitaires et sociales

Sources : Insee, projections Omphale ; Drees, enquête EHPA 2015 et VQS 2014.

De forts besoins en formation

Chaque année, le nombre de professionnels à recruter pour atteindre les niveaux d’emploi projetés, compte tenu des départs de fin de carrière et des mobilités, correspondrait à 1/29e des actifs en exercice en 2017 dans le domaine sanitaire et 1/36e dans le social représentants alors de forts besoins.

Dans le champ social, attirer davantage de candidats est un enjeu pour cette activité, cherchant à recruter chaque année l’équivalent d’un vingt-et-unième de ses effectifs, avec des effectifs projetés même revus à la hausse.

L'emploi dans le secteur médico-social

Le recrutement s'avère être un enjeu majeur pour toute structure. La problématique de l'emploi dans le secteur médico-social est caractérisée par de nombreuses difficultés. Le besoin de professionnels dans ce secteur ne cesse de se renforcer au fil des années.